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Schœlcher honore ses soldats morts pour la patrie

La cérémonie du 11 novembre 1918 a réuni anciens combattants, élus, jeunes collégiens et familles de soldats morts pour la France lors des différentes guerres. Placée sous le signe de la mémoire, cette matinée a été l’occasion de rendre hommage à tous les schoelchérois qui se sont battus pour la liberté. Récemment reconnu « mort pour la France en déportation », Albert Agnès Aly a été honoré en présence de sa famille.

Le traditionnel dépôt de gerbe s’est fait avec les élèves des collèges de Vincent Placolly et de Terreville en présence des associations d’anciens combattants et des élus de la ville. Ce sont les jeunes collégiens qui ont déclamé les noms des soldats schoelchérois « morts pour la France ». 

Un Hommage a été rendu au soldat Aly Albert Agnès. Cet originaire de Fond Lahayé a été capturé avec d'autres militaires par l'armée Impériale nippone, sans s'être rendu, le 27 mars 1945 à Ham Yèn (nord Tonkin) au viet nam.

20191111_102830 (Agrandir l'image). Dépôt de gerbe au monument aux morts, avec les collégiens de Vincent Placoly et de Terreville, des associations d’anciens combattants et des élus de la ville.

20191111_104234 (Agrandir l'image). Des membres de la famille du soldat Albert Agnès Aly : son neveu Omer, sa cousine Emilie Julians.

Déclamation (Agrandir l'image). Ce sont les jeunes collégiens qui ont déclamé les noms des soldats schoelchérois « morts pour la France ».

Albert Agnes Aly (Agrandir l'image). Le Schoelchérois Albert Agnès Aly. Mort en déportation pour la France le 12 septembre 1945 à Hanoï (ex Tonkin), Viet Nam.

   

 

ALY Agnès Albert est né à Schœlcher (Martinique), lieu-dit Fond Lahaye, le 21 février 1905. Il grandit dans ce quartier populaire de Schœlcher où il apprendra le métier de charpentier qu'il exercera jusqu'à l'âge de vingt ans. Le 22 janvier 1926, le Conseil de Révision le déclare bon pour le Service armé et il est incorporé à la Compagnie d'Infanterie Coloniale de la Martinique le 31 mai 1926.

Le 16 octobre 1927 il débarque à Saint Nazaire et c'est sa « première rencontre » avec une grande ville de Métropole. Deux ans plus tard, le 20 décembre 1929, il embarquera à Marseille pour l'Indochine. A Saïgon, où il arrive le 18 janvier 1930, il est affecté au 11e Régiment d'Infanterie Coloniale. Il est capturé avec d'autres militaires par l'armée Impériale nippone, sans s'être rendu, le 27 mars 1945 à Ham Yèn (nord Tonkin). Après une marche forcé épuisante, il est conduit à la maison centrale d'Hanoï où il est incarcéré du 29 mars au 14 mai 1945 dans des conditions particulièrement pénibles. Puis, il est transféré dans les camps de travail forcé de la route en construction de Hoa Binh où il est soumis aux pires brimades et à l'exécution de tâches autant inutiles qu'épuisantes entre le 15 mai et le 1er septembre 1945. Ce premier jour du mois de septembre, alors qu'il est presque moribond, il est conduit à l'infirmerie de la prison de la citadelle d'Hanoï où il meurt le 12 septembre 1945.

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